Accouchement par voie basse : le parcours de la préparation à la délivrance

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L’accouchement par voie basse (c’est-à-dire la naissance du bébé par les voies naturelles) est un processus qui suscite à la fois joie et appréhensions. Beaucoup de futurs parents se questionnent sur le déroulement concret de ce type de naissance. Quelles sont les différentes phases du travail ? Et comment bien s’y préparer ? On vous aide à mieux comprendre ce processus, son accompagnement médical et la récupération après la naissance.

Qu’est-ce que l’accouchement par voie basse ?

L’accouchement par voie basse, ou accouchement par le vagin, désigne la naissance du bébé par le col de l’utérus et le canal génital, par opposition à la césarienne.

💡 La Haute Autorité de Santé (HAS) définit l’« accouchement normal » comme un travail qui débute spontanément, chez une personne à bas risque, et se déroule sans complication majeure, avec une surveillance adaptée.

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Quels sont les différents types d’accouchement par voie basse ?

Accouchement spontané

On parle d’accouchement spontané lorsque le travail commence naturellement, sans déclenchement médical, avec des contractions régulières, une modification du col, puis la rupture éventuelle de la poche des eaux.


Si la grossesse est à bas risque et que la progression reste satisfaisante, l’équipe se contente d’accompagner la physiologie, en respectant le rythme de la personne qui accouche et du bébé.


C’est le scénario de référence dans les recommandations françaises et de l’OMS, qui encouragent un accompagnement centré sur la bientraitance, l’information et la liberté de mouvement pendant le travail.

Accouchement dirigé

L’accouchement dirigé désigne une situation où l’équipe médicale intervient pour déclencher ou accélérer le travail, par exemple à l’aide d’une perfusion d’ocytocine, la rupture artificielle des membranes, ou parfois la maturation cervicale préalable.


Ces interventions sont proposées lorsque le déclenchement est médicalement justifié (dépassement de terme, pathologie maternelle ou fœtale, travail trop lent, etc.).


L’objectif n’est pas de « forcer » la naissance, mais de maintenir le travail dans des limites de sécurité, en équilibrant les risques d’une prolongation excessive et les risques d’interventions plus lourdes, comme la césarienne.

Accouchement assisté

Un accouchement par voie basse peut être assisté par des instruments (ventouse, forceps, spatules) lorsque la tête est engagée mais que l’expulsion se complique. Cela peut se produire dans le cas d’un épuisement de la femme, d’anomalies du rythme cardiaque fœtal, ou d’une deuxième phase de travail trop longue.


Ces gestes obstétricaux restent encadrés par des recommandations strictes. Une épisiotomie peut parfois être associée, mais son usage n’est plus systématique. Son taux a nettement diminué en France, conformément aux recommandations de limiter ce geste aux situations réellement nécessaires.

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Quels sont les avantages de l’accouchement par voie basse ?

Pour la maman

Pour la mère, un accouchement par voie basse, surtout dans le cadre d’un accouchement physiologique, présente plusieurs bénéfices :

  • moins de risques liés à une chirurgie abdominale ;
  • récupération plus rapide ;
  • séjour hospitalier souvent plus court ;
  • meilleure mobilité dans les jours qui suivent.

Pendant le travail, la liberté de mouvement et les positions d’accouchement (debout, assise, accroupie, sur le côté…) sont encouragées. Elles améliorent le confort, favorisent la descente du bébé dans le bassin et peuvent réduire la durée du travail.

Pour le bébé

Pour le bébé, l’accouchement par voie basse facilite l’adaptation à la vie extra-utérine. Le passage dans le canal génital aide à évacuer les sécrétions pulmonaires et le contact immédiat peau à peau est favorisé.


La naissance par voie vaginale expose aussi l’enfant au microbiote vaginal et intestinal de la mère, ce qui contribue à la colonisation de son propre microbiote et au développement de son système immunitaire, même si d’autres facteurs (allaitement, environnement) entrent également en jeu.

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Comment se préparer à un accouchement par voie basse ?

Préparation physique

Une activité adaptée (marche, natation, yoga prénatal) entretient l’endurance et la mobilité du bassin.


Des exercices du périnée (contractions et relâchement) permettent de mieux sentir son plancher pelvien.


Le massage du périnée à partir de 34 SA, réalisé quotidiennement avec une huile adaptée, peut augmenter la probabilité d’accoucher avec un périnée intact lors d’un premier accouchement.


Ces gestes restent optionnels. Ils peuvent être discutés avec votre sage-femme ou votre médecin.

Préparation mentale

La préparation mentale passe par l’information (séances prénatales, lectures), la connaissance des différentes options de prise en charge et l’apprentissage de techniques pour faire face à la douleur (respiration, relaxation, mouvements, visualisations).


Les recommandations internationales insistent sur l’importance du soutien continu pendant le travail (présence d’un·e partenaire, d’une sage-femme, parfois d’une doula), qui améliore le vécu et réduit certains recours aux interventions.

💡 Rédiger un projet de naissance souple et en discuter en amont avec l’équipe favorise un sentiment de contrôle et de confiance.

Suivi médical et échographies

Un suivi régulier et des échographies permettent d’anticiper les conditions de l’accouchement (croissance, position du bébé, emplacement du placenta).


Après une conisation, un accouchement par voie basse reste possible. Une surveillance particulière du col peut être proposée, car la chirurgie cervicale augmente parfois le risque de prématurité.


De même, accoucher par voie basse après une césarienne (AVAC) est souvent possible. Pour un utérus peu cicatriciel et un contexte favorable, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français encourage un essai de travail en milieu sécurisé, avec un risque de rupture utérine restant faible.

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Comment se déroule l’accouchement par voie basse ?

Phase 1 : la dilation

La première phase des étapes de l’accouchement par voie basse est la dilatation du col. Les premiers signes du travail sont l’apparition de contractions régulières, de plus en plus rapprochées et douloureuses, parfois associées à la perte du bouchon muqueux puis à la rupture de la poche des eaux.


Si l’on se représente l’accouchement vu d’en bas, on pourrait imaginer le col de l’utérus comme un anneau qui s’élargit progressivement sous l’effet des contractions et de la poussée mécanique de la tête du bébé.


Progressivement, le col s’efface et s’ouvre jusqu’à 10 cm (dilation complète du col à l’accouchement). Cette phase peut durer plusieurs heures, surtout pour un premier enfant.

Phase 2 : l’expulsion

Lorsque le col est complètement dilaté, commence la phase d’expulsion. Sous l’effet des contractions et des efforts de poussée, le bébé progresse dans le vagin puis naît.


Un accouchement par voie basse avec des jumeaux est envisageable si le premier bébé se présente par la tête et que les conditions de sécurité sont réunies. Les recommandations sur les grossesses multiples montrent qu’une voie basse reste possible dans de nombreux cas, avec une surveillance renforcée.

Phase 3 : la délivrance

Après la naissance, reste la délivrance. Sous l’effet de nouvelles contractions, le placenta et les membranes se décollent de l’utérus et sont expulsés, en général dans les 30 minutes.


Pour réduire le risque d’hémorragie du post-partum, les recommandations de la HAS préconisent l’administration systématique d’ocytocine juste après la naissance ou la sortie du placenta.


L’équipe vérifie ensuite l’intégrité du placenta et l’état du périnée,.

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Quel est le rôle de la sage-femme et du personnel médical lors d’un accouchement par voie basse ?

La sage-femme est la professionnelle de référence pour l’accouchement normal. Elle surveille le travail, évalue la progression, suit le rythme cardiaque fœtal, accompagne la personne qui accouche et coordonne les interventions nécessaires.


L’obstétricien·ne intervient en cas de complication ou d’accouchement assisté (ventouse, forceps) ou pour décider d’une césarienne. Le médecin anesthésiste gère la péridurale et les autres techniques d’analgésie.


Toute l’équipe (auxiliaires, pédiatre, etc.) vise à concilier sécurité médicale, respect du projet de naissance et expérience positive de la naissance.

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Comment soulager les douleurs lors d’un accouchement par voie basse ?

L’accouchement et les douleurs vont souvent ensemble, mais il existe de nombreuses options validées. La plus connue est l’analgésie péridurale, recommandée et très utilisée en France.


Elle consiste à injecter près de la moelle épinière un anesthésique local qui bloque les transmissions nerveuses douloureuses provenant de l’utérus et du périnée. Posée par un·e médecin anesthésiste, la péridurale rend les contractions quasiment indolores tout en vous laissant consciente et active


D’autres méthodes peuvent être utilisées, individuellement si vous souhaitez un accouchement sans analgésie pharmacologique, ou de manière complémentaire en attendant la pose de la péridurale ou en diminuant les doses d’anesthésique :

  • bains ou douches chaudes ;
  • mobilisation et changements fréquents de positiona (bouger, se balancer, s’agenouiller, utiliser un ballon) ;
  • massages du bas du dos et des reins par le/la conjoint·e ou la sage-femme ;
  • techniques de respiration et de relaxation apprises en préparation ;
  • hypnose, sophrologie, acupuncture ;
  • TENS (stimulation électrique transcutanée).

En 2021, 90 % des françaises se sont déclarées satisfaites des méthodes de soulagement de la douleur pendant le travail. N’hésitez pas à demander ce dont vous avez besoin sur le moment.

💡 Souvenez-vous que chaque contraction douloureuse a son utilité (ouvrir le col et faire avancer votre bébé). C’est le signe que votre corps travaille pour donner la vie. Cette pensée aide parfois à mieux l’accepter.

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Quels sont les risques et complications possibles d’un accouchement par voie basse ?

Bien que l’accouchement par voie basse soit généralement sans danger majeur, il peut comporter certains aléas ou complications :

  • lésions du périnée (déchirures et épisiotomie) ;
  • hémorragie de la délivrance ;
  • infection post-partum ;
  • souffrance fœtale et césarienne en urgence.

L’accouchement, selon le bassin de la maman, la taille ou le positionnement du bébé, peut être difficile et entraîner une dystocie mécanique.


L’accouchement par le siège par voie basse ne peut être envisagé que si :

  • le bassin maternel est suffisamment large ;
  • le poids estimé du bébé ne dépasse pas 3,5 kg ;
  • le siège est dit « décomplété » (fesses en premier, jambes relevées) ;
  • une équipe expérimentée est prête à intervenir.

En l’absence de ces garanties, la tendance actuelle est de recommander une césarienne programmée pour un premier bébé en siège, car elle apporte davantage de sécurité pour le nouveau-né.

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Comment les sondes Perifit Care et Care+ peuvent aider à récupérer après un accouchement par voie basse ?

Après un accouchement par voie basse, le corps entre dans la phase du post-partum, période de récupération progressive. Le périnée, mis à rude épreuve pendant la grossesse et surtout lors de l’expulsion, peut manquer de tonicité. Des douleurs ou gênes sont fréquentes après un accouchement par voie basse, notamment en cas de déchirure ou d’épisiotomie.


La rééducation périnéale débute généralement après 6 à 8 semaines, à l’issue de la visite post-natale, avec l’accord d’un·e professionnel·le de santé. En complément du suivi classique avec une sage-femme ou un·e kinésithérapeute, les sondes Perifit Care et Care+ offrent une solution à domicile, validée et recommandée par les professionnels de santé.


Grâce à des jeux interactifs pilotés par vos contractions périnéales, elles permettent un renforcement progressif. Des résultats sont souvent observés dès 2 semaines d’utilisation et 85 % des utilisatrices rapportent une réduction de leurs fuites urinaires au bout de 4 mois. Un périnée plus tonique contribue aussi à prévenir le risque de prolapsus après l’accouchement.

Donner la vie est un événement intense. Bien informée et entourée, vous pourrez vivre ce moment avec confiance et émerveillement. Et après l’accouchement, n’oubliez pas de prendre aussi soin de vous pendant le post-partum !

Références :

Elsa CAPLET
Infirmière
Diplômée de l'IFSI du CHU de Nantes, Elsa a exercé plus de 10 ans dans divers services hospitaliers, en France et en Suisse. Désormais, elle met son expertise au service de la vulgarisation des enjeux de santé.

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