L'incontinence urinaire d'effort se manifeste par des fuites urinaires involontaires lors d'un effort : toux, éternuement, rire, port de charge ou sport. Elle survient quand le périnée, affaibli, ne parvient plus à retenir l'urine face à la pression exercée sur la vessie. La Haute Autorité de Santé recommande la rééducation périnéale en première intention, avec un kiné ou une sage-femme (2). Perifit Care+ est une sonde connectée qui prolonge cette rééducation à domicile : son double capteur breveté mesure séparément la contraction du périnée et la pression abdominale, pour vous aider à travailler sans poussée parasite. Ce trouble reste pourtant tabou pour 43 % des Français, selon l'IFOP (1). Vous n'avez pas à vous y résigner : des solutions existent, et elles commencent souvent par un simple entraînement du périnée.
A retenir :
- Elle se traduit par des fuites sans envie préalable, déclenchées par la toux, le rire, le sport ou le port de charges.
- Elle vient le plus souvent d'un périnée affaibli, en particulier après une grossesse, à la ménopause ou avec l'âge.
- La rééducation périnéale est le traitement de première intention recommandé par la HAS.
- Elle peut se poursuivre à domicile avec Perifit Care+, une sonde connectée à double capteur breveté. Dans une étude en vie réelle menée sur 6 060 femmes, 85 % des utilisatrices de Perifit ont constaté une amélioration de leurs fuites urinaires après environ 4 mois.
- La chirurgie n'est envisagée que si la rééducation ne suffit pas.
Qu'est-ce que l'incontinence d'effort ?
L’incontinence d’effort se traduit par une perte d'urine lors :
- D'une toux ;
- D'un fou rire ;
- Du port de charges lourdes ;
- Etc.
Ce type d’incontinence ne réside pas d’un dysfonctionnement des muscles de la vessie, comme on pourrait le penser. Il s’agit plutôt d’un affaiblissement périnéal qui ne peut compenser les variations de pression au niveau de l’abdomen (2).
💡 De façon générale, une incontinence d’effort résulte ainsi d’un affaiblissement des muscles du périnée. À cela s'ajoute parfois une fragilité sphinctérienne de l’urètre, le canal urinaire qui permet l'évacuation de l’urine.
Voyons un peu plus dans le détail quels sont les signes de l’incontinence d’effort.
Quels sont les symptômes d’une incontinence urinaire d'effort ?
Des fuites urinaires involontaires
L’incontinence d’effort se caractérise par une perte involontaire d’urine. Il s’agit parfois de quelques gouttes. Dans d'autres cas, les fuites sont plus abondantes.
Une perte d’urine lors d’un effort physique
Ces fuites d’urine se produisent lors d’un effort particulier. Voici d’autres situations que celles citées plus haut dans lesquelles ce problème peut survenir :
- La marche ;
- La montée d’escaliers ;
- Le saut ;
- Etc.
Pas d'envie pressante avant la fuite
Dans une incontinence d’effort, il n’y a pas d'envies fréquentes d'uriner, comme c'est le cas dans l'incontinence urinaire par impériosité.
Intéressons-nous maintenant aux origines d’une incontinence urinaire d’effort.
Quelles sont les causes de l'incontinence d'effort ?
L’affaiblissement du plancher pelvien
La faiblesse des muscles du plancher pelvien reste la cause centrale, dans l’incontinence urinaire d’effort. Elle peut d’ailleurs être déclenchée dans différentes situations, dont nous vous parlons ci-dessous.
La grossesse et l’accouchement
Durant la grossesse, les muscles du plancher pelvien sont soumis à rude épreuve. Le poids croissant du fœtus et de l’utérus pèse sur le périnée. Et cela le fragilise.
Par ailleurs, 30 à 50 % des personnes seraient touchées par une incontinence urinaire d’effort, dans les 3 premiers mois de leur post-partum (3). Il faut dire que l’accouchement par voie basse notamment, rend encore plus vulnérables les fibres périnéales.
La périménopause et ménopause
La périménopause marque le début de fluctuations hormonales. Les ovaires commencent à produire des œstrogènes de façon plus irrégulière. Et cela impacte la tonicité du périnée (4).
Selon certaines études, 15 à 30% des femmes ménopausées seraient concernées par les fuites urinaires à la ménopause, en particulier par l'incontinence d’effort. (4).
Le vieillissement
Les troubles urinaires se complexifient après 60 ans. L’âge aidant, le muscle de la vessie perd en élasticité. Ainsi, si l’incontinence urinaire d’effort prédomine au moment de la ménopause, 73 % des femmes de plus de 61 ans seraient touchées par une incontinence mixte ou par urgenturie (4).
Le surpoids
La Haute Autorité de santé souligne que les personnes obèses ont un risque accru de développer une incontinence d’effort (5). L'excès de poids génère, en effet, une pression très importante au niveau de la vessie et des muscles. Et cela augmente la probabilité de perdre ses urines lors d’un effort physique.
L’activité physique intense
La Haute Autorité de santé identifie la pratique intense d'un sport, comme un facteur d’incontinence urinaire d'effort (5).
L'activité physique sollicite, parfois, les muscles pelviens de manière non négligeable. Cela est le cas chez 80 % des sportifs s'adonnant à l'haltérophilie ou au trampoline. À l’inverse, dans d’autres disciplines sportives, comme le golf, la natation ou encore le Pilates, le risque de fuites urinaires est quasi nul (5).
Les problèmes médicaux
Diverses problématiques médicales peuvent être à l’origine d’une incontinence urinaire d’effort. Dans le prolapsus, par exemple, les organes viennent appuyer sur le périnée et peuvent l’affaiblir.
D’autres interventions, comme la prostatectomie ou l’ablation de l’utérus, sont aussi susceptibles d’engendrer une incontinence d’effort. L’intervention chirurgicale engendre, en effet, une perte de tonicité des muscles et des ligaments au niveau périnéal (6).
Comment différencier une incontinence d'effort d’un autre trouble urinaire ?
Il est important de bien différencier l'incontinence urinaire d'effort d'autres troubles :
- Dans l'incontinence urinaire par impériosité, la personne est en proie à des envies urgentes d'uriner. Parfois, elle n’a même pas le temps d’aller jusqu’aux toilettes. Le traitement envisagé passe alors par une rééducation de la vessie hyperactive.
- L’incontinence d’effort est parfois associée aux symptômes que nous venons de vous décrire. On parle alors d’incontinence mixte.
💡 Quel que soit le trouble urinaire qui vous affecte, il est donc essentiel de prendre l’avis à un·e professionnel·le de santé. Ce·tte dernier·ère réalise un bilan urodynamique et fait un diagnostic précis de l’incontinence.
Mais revenons à l’incontinence urinaire d’effort et voyons quels sont les traitements proposés dans ce cadre.
Comment traiter l'incontinence urinaire d'effort ?
La rééducation périnéale avec un professionnel de santé
La rééducation périnéale consiste à renforcer la musculature du plancher pelvien. Elle reste la solution numéro 1 pour les fuites urinaires lors d’un effort. Pour un résultat durable, il est important que les séances soient régulières, à raison de 2 à 3 fois par semaine.
En complément, un entraînement peut être poursuivi, en pratiquant durant quelques minutes des mouvements simples de chez soi.
Les exercices de Kegel
Quels sont les exercices pour muscler son périnée que conseillent les professionnel·les de santé ?
Quelle que soit l’abondance de la fuite, les exercices de Kegel restent une alternative efficace. En voici un exemple à réaliser quotidiennement de chez vous :
- Imaginez que vous vouliez arrêter un écoulement d'urine.
- Contractez les muscles pendant 5 secondes.
- Relâchez votre contraction.
- Puis répétez cette opération une dizaine de fois.
La rééducaiton à domicile avec une sonde connectée
Perifit Care+ est un dispositif médical (classe I, marquage CE) qui permet de poursuivre la rééducation périnéale chez vous, entre les séances avec votre kiné ou votre sage-femme. La sonde se connecte à une application qui affiche vos contractions en temps réel.
Elle répond à une limite des exercices réalisés seuls, que près d'une femme sur deux ne parvient pas à contracter correctement son périnée avec de simples consignes orales. Grâce à son double capteur protégé par le brevet européen EP4041069, l'application vous indique si vous travaillez le bon muscle ou si vous poussez à la place.
Avec l'objectif « Éviter les fuites » dans l'application, le programme s'adapte : timing, durée et intensité des contractions. Les exercices guidés et interactifs vous aident à garder la régularité. Dans une étude en vie réelle menée sur 6 060 femmes, 85% des utilisatrices de Perifit ont constaté une amélioration de leurs fuites urinaires après environ 4 mois d'entraînement guidé.
Les conseils hygiéno-diététiques à suivre
Certains facteurs comme la constipation, le surpoids ou encore le tabac sont susceptibles d’aggraver une incontinence urinaire d’effort. Pour limiter la pression abdominale, les médecins recommandent donc, selon le cas :
- D’avoir une alimentation riche en fibres et de boire suffisamment ;
- De perdre quelques kilos, en cas d’obésité ;
- D’arrêter de fumer pour limiter la toux.
Les autres dispositifs médicaux
En dehors des exercices pour éviter les fuites urinaires, d’autres traitements restent envisageables. Le pessaire, notamment, est un dispositif médical qui s'insère de façon temporaire dans le vagin. Ce petit anneau en silicone soutient la vessie dans sa position originelle.
Et les autres solutions ? Sachez qu’à ce jour, aucun médicament n'est capable de réduire une incontinence urinaire d'effort. Si la rééducation périnéale et les autres solutions proposées n'ont pas amélioré les troubles, le médecin propose, en général, une opération chirurgicale.
Toux et fuites urinaires : quand s’inquiéter ?
Quand vous toussez, il peut arriver que quelques gouttes d’urine s’échappent sans prévenir. Pas très agréable, n’est-ce pas ? Ce qui se passe, c’est que la toux exerce une pression sur votre ventre, et parfois, la vessie ne peut tout simplement pas suivre. Résultat : une situation gênante qui peut vite devenir pesante au quotidien et impacter votre qualité de vie.
Si vous avez remarqué des fuites urinaires lorsque vous toussez, cela peut être un signe d’incontinence d’effort. Ne laissez pas la situation s’envenimer. Demandez vite un avis médical. Cela est d’autant plus vrai, si ce symptôme s’accompagne :
- D’une sensation de douleur dans le bas ventre ;
- D’une douleur pelvienne ;
- D’une gêne à uriner.
Un professionnel·le de santé posera un diagnostic précis et mettra en place un traitement qui vous permettra de retrouver un confort de vie optimal.
L'incontinence d'effort nécessite-t-elle une intervention chirurgicale ?
Cette opération rapide consiste à effectuer la pose d’une bandelette sous-urétrale. Elle est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale ou générale. Son taux de succès reste élevé, même l’intervention occasionne parfois des des difficultés transitoires à uriner.
Peut-on pratiquer du sport avec de l'incontinence d'effort ?
Bien sûr ! Il suffit de choisir le bon sport et de prendre quelques précautions. Yoga, natation, marche, Pilates, etc. Toutes ces activités physiques à faible impact aident à garder la forme, tout en préservant ses muscles du plancher pelvien.
Attention, certaines pratiques sportives restent toutefois déconseillées, comme nous l'avons expliqué plus haut. Il s’agit de la course à pied, du trampoline, de l’haltérophilie.
L'incontinence urinaire d'effort est fréquente, mais elle n'a rien d'une fatalité. Elle est le plus souvent liée à un périnée affaibli, et la rééducation périnéale reste le traitement de première intention. Commencée avec un kiné ou une sage-femme, puis poursuivie à domicile avec une sonde connectée comme Perifit Care+, elle vous aide à renforcer durablement votre plancher pelvien. Si les fuites persistent, parlez-en à votre médecin : d'autres solutions existent. Vous pourrez ainsi retrouver le plaisir de bouger, rire ou courir sans appréhender la prochaine fuite.
Références :
1. IFOP- Les Français et l’incontinence urinaire
2. Gouvernement - Fiche d’information patiente sur l’incontinence urinaire d’effort
3. Ameli-Incontinence urinaire : mécanismes, fréquence et causes
4. Urofrance - Incontinence urinaire et ménopause
5. HAS/Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale
6. Ameli-Incontinence urinaire : mécanismes, fréquence et causes




